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22
À partir de quand faudra-t-il s’inquiéter pour de bon?
Publié par LGB, dans Brèves de Barnum
Depuis quelques mois, un membre éminent du gouvernement est porté disparu: François Fillon, enfermé dans un placard de l’Elysée. En janvier 2009, on peut affirmer que Notre Président a totalement phagocyté son malheureux Premier ministre. Le pouvoir exécutif est bel et bien devenu un monolithe, où la tentation monarchique n’est plus désormais qu’à peine réprimée. Nicolas Sarkozy a mis au pas son propre gouvernement.
Depuis la fin de l’année dernière, on a également compris que Nicolas Sarkozy entendait exercer sur les médias publics un contrôle moins distant qu’il ne siérait dans une démocratie saine d’esprit. N’était le Sénat, Nicolas Sarkozy mettait au pas l’un des principaux canaux d’information du pays.
Le 7 janvier dernier, Nicolas Sarkozy annonçait son intention de supprimer les juges d’instruction et de paralyser ainsi toute possibilité de lancer des enquêtes susceptibles de déplaire au pouvoir. Il exposait la chose dans un discours totalement autocentré, où l’on comprenait que le sujet n’était pas le rapport établi entre la Justice et les Français, mais celui que Notre Président voulait voir s’installer entre la Justice et sa propre personne. Nicolas Sarkozy s’apprête à mettre au pas l’institution judiciaire.
Depuis le mois de décembre, traînait l’idée selon laquelle on allait contrôler sans vergogne la durée des débats à l’Assemblée, et ratiboiser les discours interminables d’une opposition évidemment inutile. La chose est actuellement en débat au Parlement. Et pour faire bonne mesure, le « débat » en question se passe d’une manière proprement scandaleuse, ce dont augurait déjà l’algarade impliquant M. Lefebvre déjà évoquée ici.
Présageant de ce que sera la future Assemblée, B. Accoyer a choisi de paralyser le débat soulevé par une proposition de JM Ayrault en passant en force. Puis d’éliminer à la louche une bonne partie des amendements déposés.
À tel point que les députés socialistes décicent de ne plus siéger dans l’hémicycle, sans pour autant faire vaciller le président de l’Assemblée. Pourquoi se soucier de quoi que ce soit? L’opposition ne sert à rien dans un monde sarkozyste bien réglé!
Et voilà comment Nicolas Sarkozy s’apprête à mettre au pas un Parlement qui marchait déjà plutôt droit. À ce sujet, la vidéo diffusée par Sarkofrance et reprise ci-dessous est éclairante…
Reste à se demander quelle sera l’étape suivante.
Et à partir de quand nous allons devoir commencer à nous inquiéter pour de bon.
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Et sur le même sujet, Le Grand Barnum vous propose:
- L’ego sarkozyste et la justice: la minute lexicale du barnum
- Démocratie chronométrée et démocratie méprisée: le franc-parler de M. Lefebvre
- Nicolas Sarkozy et la tentation monarchique
- Comment Nicolas Sarkozy s’apprête à piétiner l’institution judiciaire
- Comment oublier Nicolas Sarkozy quand on veut prendre des vacances?
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2 Responses to “À partir de quand faudra-t-il s’inquiéter pour de bon?”
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A partir du jour de son élection !
En ce qui me concerne, j’étais inquiet un peu avant. Je suis un grand visionnaire. (d’ailleurs on me demande de taper « ray-ban » pour prouver que je suis « une personne », un extra-lucide, ça ne suffit même plus de nos jours).