De l’affaire DSK comme « troussage de domestique » : Jean-François Kahn et l’inconscient machiste français

Un vent de panique s’est soudain emparé de la caste des oligarques français : il serait désormais interdit, à ce qu’on raconte, de sauter librement ces êtres naturellement inférieurs que sont les femmes, et tout spécialement ces doubles inférieures – sociales et sexuelles – que sont les femmes de chambre, les caméristes, les blanchisseuses, les repasseuses et autres femmes de ménage !

Stupeur. Indignation. Tremblements dans les caleçons. Comment cela ? Alors qu’en Sarkozie, on conserve sans difficulté son statut d’oligarque honoré (sinon honorable), sa place dans le système et les privilèges qui en découlent même après une condamnation pour des choses un peu sérieuses (les condamnés sont en bonne place dans pas mal d’élections), voilà qu’on serait déshonoré rien qu’en étant soupçonné d’avoir voulu expliquer un peu virilement à une petite gourde qu’un  grand homme – chance inouie – était  prêt à lui donner du plaisir… Plus de respect pour rien.

Sans attendre d’en savoir plus sur « l’affaire », la grande machine médiatique de protection des gros mâles blancs s’est donc mise en route. À ce stade, ce qu’a fait ou pas DSK n’entre en ligne de compte que d’une seule manière : en révélant l’inconscient machiste totalement débridé d’une bonne partie des poussahs qui se sont crus autorisés à commenter l’événement du ton docte et assuré qui les caractérise.

Si l’on savait que la France sarkozyste commençait à tenir de la porcherie mentale, il restait à découvrir qu’elle abritait un bon nombre de verrats en rut. L’actualité internationalo-pelvienne arrive donc à point nommé, en nous ouvrant des horizons insoupçonnés sur l’état mental du pays…

Prenons un exemple simple : la matinale du lundi 16 mai (ce matin donc) sur France Culture. Les inoxydables éditorialistes mâles et radoteurs de sciences-po sont bien sûr présents. Et ils reçoivent le formidable Jean-François Kahn, l’inénarrable fondateur du journal crypto-poujado (quoiqu’honorablement anti-sarkozyste, personne n’est entièrement mauvais) Marianne. Entre deux tirades auto-promotionnelles destinées à faire vendre son ex-torchon – et, accessoirement, le dernier « essai » philosophico-oligarchique qu’il vient de commettre – M. Kahn profite de la tribune qui lui est offerte pour exprimer un point de vue fortement burné sur le passionnant événement.

Aux yeux des éditorialistes, ce point de vue est tout ce qu’il y a de plus fin, c’est délicat et plein d’esprit : leurs petits rires gourmands, et surtout un rien salaces, suffisent à en témoigner. Ils ne trouvent rien à y redire. Mais pour l’auditeur un rien sensible à des valeurs aussi simples que le respect de l’autre ou la lutte contre la brutalité et la domination sociale et sexuelle, c’est tout simplement à vomir. Citons:

J.-F. Kahn : Je suis certain, enfin pratiquement certain, qu’il n’y a pas eu une tentative violente de viol, je ne crois pas, ça, je connais  le personnage, je ne le pense pas. Qu’il y ait eu une imprudence on peut pas le… (rire gourmand), j’sais pas comment dire, un troussage,

A.-G. Slama : il appelait ça une erreur de jugement (gloussements).

J.-F. Kahn : que y ait un troussage, euh, de domestique, enfin, j’veux dire, c’qui est pas bien, mais, voilà, c’est une impression.

Et, pour ceux qui ont l’estomac bien accroché, écoutons :

Les truculentes déclarations de J.-F. Kahn (mp3)

Ainsi, pour Jean-François Kahn, il existe plusieurs sortes de viols. Les « viols violents », tout d’abord. On en déduit par nécessité qu’il existe des viols moins violents, des viols doux et aimables, frais et légers comme un mot désuet évoquant des pastorales où bergers et bergères copulent en adultes consentants ou presque (le berger, au moins, est d’accord) pendant que broutent les moutons et que pépient les moineaux : les fameux troussages.

Un troussage donc, dans un monde qui, en langage juridique, connaît quelque chose d’un peu plus binaire, l’agression sexuelle d’une part et le viol de l’autre. Bref, un troussage: le bel euphémisme que voilà. Un peu comme « grand séducteur » pour « obsédé sexuel qui n’arrive plus à mettre la main sur ses cachets de bromure »…

Depuis le XIIIe siècle – en dehors de la langue technique qui veut que l’on trousse un volaille ou que l’on fasse le troussage d’une mine de charbon – le troussage, eh bien, c’est toujours un peu violent. Trousser pour détrousser, comme un bandit de grand chemin. Et trousser pour relever les jupes des femmes.

Et pourquoi donc relève-t-on les jupes des femmes, hein? Pourquoi les « trousse »-t-on si joliment? Pour leur faire de l’air? Pour vérifier qu’elles ont en place leur ceinture de chasteté?

Bref, si le troussage n’est, d’après M. J.-F. Kahn, pas un viol, on peut raisonnablement penser qu’il en est, à tout le moins, la condition nécessaire. Mais pourquoi Jean-François Kahn trouve-t-il donc le troussage si véniel, et si amusant? Pourquoi garde-t-il ce mot en bouche avec la délectation si écœurante que l’on entend à l’enregistrement?

 

 

Cette jeune soubrette, folle de désir pour les mâles blancs qui passent dans son hôtel, attend avec impatience le troussage pour lequel elle est génétiquement et socialement programmée

Mais, mon pauvre ami, parce qu’en bon français, de toute éternité et dans toutes les comédies qui se respectent, de Molière jusqu’à Marivaux, ce sont les soubrettes qu’on trousse

 

Ah, les soubrettes! Leurs jupons, leur petit tablier, leur petit plumeau et… leur soumission légendaire. C’est tout un petit imaginaire fleurant bon le claque de grand-papa qu’on voit suinter là, un imaginaire où le droit n’est pas le même pour tout le monde, où les baronnes sont violées, mais les domestiques simplement troussées. Petites cochonnes, va!

L’une des spécificités des sociétés archaïques est qu’elles exigent des vertus différentes des individus qui la composent selon leur sexe. Au choix, le courage pour les hommes, la pudeur pour les femmes…

Une autre est qu’elle leur donne aussi des droits différents, selon leur sexe, encore une fois, mais aussi selon leur statut social. À Rome, par exemple, si profiter d’une esclave n’était pas un viol, mater sous sa douche la rombière du consul en était presque un.

Mais Jean-François Kahn n’est pas romain. Il est simplement un oligarque français, un indéboulonnable du système médiatique, sûr de sa place, de son droit à tout dire et de la finesse supérieure de chaque lieu commun qu’il lâche. Et confortablement machiste, sans même s’en douter.

Plus de consul, donc, et pas plus d’esclave: juste des hommes et des femmes, des puissants sûrs de leurs droits gloussant à de petites évocations salaces et des dominées qu’on trousse. Bref, pas de quoi en faire un drame. Ce serait quand même terrible que les choses changent!

Toutes mes excuses aux derniers lecteurs qui ont tenté de laisser un commentaire et qui n’ont rien vu apparaître: un petit problème dans la base de données empêchait qu’ils soient enregistrés. Le problème paraît réglé à présent…

 

 

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42 Responses to “De l’affaire DSK comme « troussage de domestique » : Jean-François Kahn et l’inconscient machiste français”

  1. mtislav writes:

    On va pouvoir marcher à la prochaine Slutwalk de Nation à Bastille, histoire d’opérer une révolution dans nos esprits encore fortement primitifs…

  2. Javi writes:

    et bien voilà qui est dit! Sur le même thème, je vous conseille la chronique de S. Aram sur inter.

    Sinon, j’espère que vos lecteurs auront de vos nouvelles avant un an, car l’actualité risque d’être chargée…

  3. Le Juge Ti writes:

    Jubilatoire ! C’est un plaisir de vous lire à nouveau, cher Barnum.

  4. hein writes:

    bien vu,

    un petit bemol: la france sarkozyste. si cela t’avait echappé, tout les orang outans desesperes et de sortie viennent quasiment tous du ps.

    quant a kahn certes du modem, il est pas vraiment du cote de sarko non plus

    http://aliciabx.blogspot.com/2010/08/la-une-de-marianne-sarkozy-voyou-de-la.html

  5. LGB writes:

    @hein

    C’est ce que je remarquais moi-même : JFK n’aime pas Sarko. Que voulez-vous, on ne peut pas être entièrement mauvais…

  6. Il y aurait viol et viol ? writes:

    [...] quand on lit cela, on ne peut que se demander si, au delà de l’abjecte, il n’y a plus de limite. Comme [...]

  7. name writes:

    Très bon article, j’ai plus l’impression d’assister à une orientation de l’opinion publique mise en place par un lobby qu’une attitude machiste même si les propos du courtisan Lang sont odieux

  8. Fabrice writes:

    je suis sidéré par la beaufferie déchainée des propos que nous entendons…
    C’est impressionnant, je trouve tout de meme que ce scandale va plus loin que la braguette de DSK ou meme la perte de son boulot de dans deux ans.
    C’est le choix des elites de notre republique qui donne à penser…

  9. DM writes:

    Les grands esprits se rencontrent, j’ai justement écrit un billet sur ce thème :
    http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2011/05/18/Doux-euph%C3%A9mismes

  10. blop writes:

    Envie de gerber ?
    Allez jeter un oeil a la chronique de Patrick Besson
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/patrick-besson/mai-pen-rai-dominique-17-05-2011-1331850_71.php

  11. LGB writes:

    @blop

    Je n’arrive pas à comprendre si l’édito de Besson est con au premier degré, ou immonde au douzième. Je suis très très perplexe…

  12. leirn writes:

    A mon sens : con au 1er degré…
    Je n’ai jamais vu la presse française utiliser autant le terme de « victime présumée », d’ordinaire, l’économie de signes les amène à oublier le second mot…

  13. Jane95 writes:

    Ces remarques de journaleux ou politiques me plongent dans la déprime et le dégoût. Je savais que, dans notre pays, certains étaient « pourris », mais à ce point, je n’osais y croire ! Jean-François Kahn est de ceux qui s’étonne que le témoignage d’une simple citoyenne, -femme de ménage, en plus, mais où va-t-on ?- soit par entendu la Justice (enfin celle des Etats-Unis, parce qu’ici, aurait-elle été crédible ?

    Cette odieuse histoire aura au moins permis une chose : celle d’être fixé sur le courage et l’honnêteté d’hommes et de femmes qui ont quelques pouvoirs, qu’ils soient politiques ou journalistes.
    Le tout sera de s’en souvenir à l’avenir….

  14. Les pires avocats de Dominique Strauss-Kahn | Rue 89 | Actualités des Journaux writes:

    [...] De l’affaire DSK comme « troussage de domestique » : Jean-François Kahn et l’incon…, sur Le Grand [...]

  15. Du droit de cuissage au troussage de domestique: vive le progrès – Et si nous devenions des citoyens politiques? writes:

    [...] ce billet achevé, je decouvre par le biais de rue89 l’excellent article de PhineasBarnum: je plaide la rencontre des pensées, et dément le plagiat. Il avait tout dit, et mieux que moi, dès avant moi (le 16 mai). http://www.le-grand-barnum.fr/de-laffaire-dsk-comme-troussage-de-domestique-jean-francois-kahn-et-li... [...]

  16. Bravo! writes:

    Enfin un article de fond sur la mentalité machiste!
    Bravo!

  17. L'impatiente writes:

    Merci.
    En France on estime à 25% des viols et agressions sexuelles portés devant la justice. A entendre ces affreux on comprends ce qu’il faut de courage à celles (ou ceux) qui parlent.

  18. FrédéricLN writes:

    « Affligeant » est le terme le plus léger qui me vienne à l’esprit. Zut et flûte que même chez nous, y en aient qui en tiennent une pareille couche. « Mon beauf » archi battu.

  19. FrédéricLN writes:

    à moitié oups : je vois que J F Kahn présente une sorte d’excuses (« J’en pris également plein la figure pour la raison inverse. C’était normal. L’expression était inacceptable. »). Ouf.

  20. david97400 writes:

    Quand j’étais enfant je lisais souvent le programme TV d’un hebdomadaire local.
    Je lisais notamment la rubrique histoire drôle…
    Mais un jour j’y ai lus le récit d’une victime de viol avec tout les détails les plus crus , ces détails étais censés être drôle ….
    J’ai montré le magazine a ma mère alors présente qui l’a mis a la poubelle , mes parent mon dit alors d’oublier et on a alors changer de magazine TV …

    A cause de quelques similitude avec le récit de la victime ‘présumé’ cette histoire m’est revenu , et me rappelle que je n’ai pas le même sens de l’humour que certains …

  21. Judith writes:

    Merci pour ce post. Ca fait du bien, après les horreurs entendues et lues. Simplement merci.

  22. Priape d’Or : le grand prix de la phallocratie décomplexée - franc belge writes:

    [...] [...]

  23. Olympe de Gouge writes:

    Je suis bien heureuse que quelqu’un ait relevé cette énormité. Il y a cependant un fait que vous ne relevez pas. Sur la même radio, le lendemain matin, un autre éminent oligarque parlait de « lutinage » de bonne. Mon indignation n’est pas encore retombée. Deux matinales, deux propos similaires sur le même ton. Nos oligarques espèrent sans doute minimiser les accusations portées contre DSK, révélant ainsi un inconscient collectif, archaïque, effroyablement machiste, sexiste et socialement inacceptable.

  24. LGB writes:

    @Olympe – Argh, je ne l’avais pas entendu, l’expérience de la veille m’ayant inciter à prendre mon petit déjeuner en musique plutôt qu’en cette désagréable compagnie que deviennent les Matinales de FC. Je vais aller écouter cela…

  25. jean luc writes:

    merci pour cet article , je plussoie totalement. Non mais quelle honte hein!! quelle bande de porc !! totalement inacceptable mais totalement accepté par la majorité des beaufs. Je suis dégouté, nous n’en finirons donc jamais avec cette forme de racisme universel qu’est le sexisme ??

    signé un anthropologue qui étudie les Homme depuis trop longtemps et qui commence à ne plus pouvoir en supporter certain.

  26. Fred writes:

    Les peuples Arabes ont mis en route leurs révolutions, au prix fort … Les Espagnols, les Grecs bougent de plus en plus …

    Le problème de la France est avant tout un problème de gouvernance : déconnexion du peuple de cette oligarchie, ploutocratique et technocratique, dois-je énumérer les scandales : constitutions Européenne rejetée et imposée au profit des ploutocrates, procès Chirac (ça ne lui coûtera pas 6 M$ pour une vie au crochet du pays …), Woerth … qu’attendons nous pour nous indigner (cf …) et MANIFESTER pour faire évoluer notre pays ???

  27. La Shirley writes:

    Toi, je t’aime ! Partout ! All over !

  28. Haber writes:

    C’est le choix des elites de notre republique qui donne à penser…

  29. Ataşehir writes:

    l’expérience de la veille m’ayant inciter à prendre mon petit déjeuner en musique plutôt qu’en cette désagréable compagnie que deviennent les Matinales de FC. Je vais aller écouter cela…

  30. face writes:

    qu’attendons nous pour nous indigner (cf …) et MANIFESTER pour faire évoluer notre pays

  31. Le Malkavian writes:

    Vous avez tout dit, avec un art du maniement du verbe qui frise la perfection.

    Il est absolument pervers d’utiliser ces termes « troussage de domestique », « lutinage » pour justifier un acte dont on ne sait pas encore si il a été commis. Ces gens devraient réaliser qu’un mot qui sort tout droit de l’époque victorienne ne rend pas l’acte plus excusable ou acceptable.

     » M’avez-vous violée ? »
     » Je vous ai honoré petite sotte. »

  32. Du sexisme à vomir ! | Seniorette made in Web writes:

    [...] n'a rien d'un acte anodin. J'ai encore en travers le "il n'y a pas mort d'homme" de Jack Lang, et "le troussage de domestique" de Kahn. Mon dieu, tant de mépris ! tant d'arrogance ! Et s'il y avait qu'eux… mais non il y en [...]

  33. Ysabeau writes:

    Il faut voir les choses en face, ils viennent tous de se rendre compte que ça peut leur tomber dessus et ça leur fiche une frousse d’enfer.

    Marrant comme la plupart des personnes qui réagissent, hiérarques ou non, en faveur de DSK et en hurlant à la présomption d’innocence, sont souvent les premiers à crier haro sur un pauvre minable « présumé » violeur au motif de la protection des pauvres victimes et cela en bafouant purement et simplement ladite présomption d’innocence qu’ils défendent avec tant de hargne dans l’affaire DSK.

    Comme quoi, mieux être grand patron et avoir des relations très haut placées si on veut « trousser de la bonniche » en paix.

    Dommage que DSK, a Rikers Island, ait eu une geôle particulière. Dans une cellule partagée il aurait pu mieux comprendre ce que c’est que d’avoir un rapport sexuel non désiré…

    PS : ça fait du bien de voir ce bloc revivre un peu.

  34. jean-pierre espéret writes:

    Pas spécifique à la France : Berlusconi, Zuma ou encore le président israelien dont j’ai oublié le nom, pour ne parler que des démocraties.

  35. borron writes:

    je suis tres deçu par les commentaires de jf kahn, je n’acheterai plus Marianne

  36. pirhanaaa writes:

    Mouais.. Personnellement je connaissais pas le mot « troussage » et le discours ne m’apparait pas vraiment déplacé.. Vous auriez préféré qu’il dise quoi??? Il voulait insinuer qu’elle était peut-etre partante, je sais c’est dur à croire vu la gueule du type, mais pas impossible..
    Et puis si on parlait vraiment de ce qui est important, hein? Qui c’est qui parle de comment sont élus les présidents du FMI? Vous croyez que les pays du Tiers-Monde ont un droit de regard là-dessus? On dirait que les gens (ma mère la première) se réveillent maintenant en se disant que c’est un connard (avec ce que ça a d’affligeant pour la présomption d’innocence), et l’autre moitié se met subitement à croire au complot alors qu’on taxe de paranos ceux qui doutent de la version officielle du 11 septembre!!!

  37. LGB writes:

    @pirhanaaa

    En effet, l’élection (la désignation plutôt) du patron du FMI est quelque chose d’important, mais le machisme qui règne en France et qui est calmement répercuté dans les médias ne me paraît pas pour autant un phénomène négligeable. Vous avez une idée de l’état des inégalités hommes-femmes dans la France sarkosyte? Je me cite alors:

    http://www.le-grand-barnum.fr/le-delicat-reconfort-du-feminisme-sarkozyste/

  38. Le Malkavian writes:

    @ pirhanaaa : Je me permets de rebondir sur le fait qu’il voulait  » insinuer qu’elle était peut être consentante ». Il a dit  » je ne pense pas qu’il y ait eu tentative violente de viol « . Soit il y a viol, soit acte consentit. Mais un viol en douceur à la connotation d’un mauvais porno où la femme de chambre fait sa mijaurée en souhaitant ardemment se faire prendre par un Vrai Homme.

    Et cette façon de penser est dégradante. C’est un véritable problème qui n’est pas moins important que ceux que vous soulevez.

  39. Laura Conti writes:

    Si l’inconscient français n’était pas versée dans la légèreté des moeurs (et non dans la lourdeur, si l’esprit « machiste  » avait disparu de l’inconscient collectif dans notre pays on ne monterait plus ni Courteline ni Feydeau à la Comédie Française « pour la force du texte » qui est un argument alibitoire, naturellement.
    Exiger que les hommes fassent semblant d’être autrement qu’ils ne sont… Est en effet ridicule. La réaction envers JF Kahn était éminemment castratrice,d’où sa décision de quitter le journalisme. Gare au retour du refoulé !

  40. Javi writes:

    Vu le net: Loubok (voir wikipedia = dessin populaire russe) sur DSK:
    http://maadiar.blogspot.com/2011/05/loubok-affaire-dsk-diallo.html

  41. mossieu Loyal writes:

    c’est bien vous le plus astucieux, Monsieur Barnum : ce JFK avait un faible pour les torchons…

  42. actualité et buzz writes:

    actualité et buzz…

    [...]De l’affaire DSK comme « troussage de domestique » : Jean-François Kahn et l’inconscient machiste français | Le Grand Barnum[...]…