Les quatre qualités de Nicolas Sarkozy

Une chaîne au thème délicat vient de m’atteindre. Lancée par Juan, transmise à NicolasJ., à Vogelsong, à Didier B et, enfin, à Rébus qui me l’a refilée.

Il s’agit, sans rire, de trouver quatre qualités à Nicolas Sarkozy.

J’étais tout d’abord tenté de m’inspirer de Plutarque et de son traité sur le bon gouvernement. Mais comme Dadame Carla nous sert sans cesse de la philosophie (et que je n’ai pas retrouvé mon Plutarque) et qu’elle se prétend, comme si de rien n’était, inspirée par le stoïcisme, le mieux est de traiter la question en s’aidant de la théorie, précisément stoïcienne, des cercles de l’oikeiôsis qui, pour le faire (très) bref, évalue la moralité d’un individu en observant le rapport qu’il entretient aux différents « cercles » de l’humanité : soi-même, sa famille, sa cité, l’humanité en général. Nicolas Sarkozy étant moins philosophe que sa femme, on définira ses cercles d’oikeiôsis de manière simple : Lui-Même, Ses Proches, Son Peuple, Le Monde. Comme ça, ça devrait aller.

Qualité n°1, le rapport à soi-même.

Notre président est sans complexe. C’est une qualité essentielle pour un dirigeant. Imagine-t-on un Président gêné aux entournures, mal à l’aise, timide et s’excusant de demander pardon ? Quelle horreur. Il nous faut un chef, quelqu’un qui ne tremble pas, qui s’impose et qui mène les Français derrière lui comme le jouer de flûte de Hamelin menait ses rats!

Et heureusement, Notre Président s’assume. Augmentation myriphique, phormidable explosion du train de vie élyséen, le tout face à la misère croissante du pays : jamais de gêne, que du plaisir. Comme un vrai dirigeant !

Qualité n°2, le rapports à Ses Proches

Parce qu’il est modeste et qu’il sait que, sans eux, il ne serait jamais arrivé là où il est, Notre Président n’oublie jamais ses amis. Ainsi, parce qu’il aime bien la famille Bouygues, il leur fait cadeau d’une manne publicitaire incroyable en interdisant la pub sur la télé publique. Il est reconnaissant, et cela l’honore. De la même manière, parce qu’elle l’avait soutenu avec une énergie sans faille, il a donné un hochet à Dame Dati en la nommant à la tête de la magistrature. Et cela en passant outre son incompétence ! C’est, une fois encore, une belle marque de fidélité en amitié, et cela l’honore.

Qualité n°3, le rapport à Son Peuple

Notre Président est nature et sans fard. Et ça fait un bien fou. Loin des raideurs et du protocole engoncé de ses prédécesseurs, Notre Président sait nous montrer que, malgré ses millions d’euros et toutes ses grandes responsabilités tellement pesantes, il est comme nous, proche de nous, qu’il a des sentiments, des colères, des tristesses et des joies. Bref, il n’est pas bégueule !

Alors qu’il a tant de travail et de soucis, il prend le temps de nous parler de lui, de l’extraordinaire amour qu’il a pour sa femme (la nouvelle, s’entend), et même de la peloter en public, comme nous le faisons tous quand, au bal des pompiers, à la faveur d’un tube de Johnny et d’une 1664, nous redevenons sentimentaux l’espace d’un instant.

Notre Président, avant tout chose, est profondément humain.

Qualité n°4, le rapport au Monde

Et cette humanité se manifeste au delà de la proximité qu’il entretient avec son peuple. Avec les « autres » (les pas français donc), Notre Président est très très généreux, comme doit l’être un bon dirigeant respectueux de l’humanité. Par exemple, il organise des voyages gratuits dans les pays du Tiers-Monde et offre le billet à ceux qui ne peuvent pas se le payer. Déjà 25 000 touristes heureux qui, grâce à lui, ont pu prendre l’avion et découvrir la mer ! C’est quand même autre chose que les minables voyages au Tréport payés par les municipalités communistes d’Île de France, reconnaissons le.


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4 Responses to “Les quatre qualités de Nicolas Sarkozy”

  1. Rébus writes:

    C’est vrai, on oublir toujours sa générosité, c’est un peu le tout opérator des sans papiers ce petit monsieur.
    Excellentes les qualités trouvées. Avec toute la chaine, il est habillé pour l’hiver, je crois

  2. Frédéric Maurin writes:

    (Salut, citoyen(ne) ! Si vous pouviez mettre ce qui suit à la Une…)

    La nature de la politique de Sarkozy avait été dévoilée par un idéologue du MEDEF : défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. Pas l’actualiser aux enjeux de l’époque ni le mettre en oeuvre : le défaire.
    Revoir à ce propos : http://rupturetranquille.over-blog.com/article-7195117.html

    Or c’est, fort opportunément, le 14 juillet que j’ai reçu ce message :

    « Nous sommes toutes et tous le Conseil National de la Résistance.

    On ne peut pas attendre que l’inspiration vienne. Il faut courir après avec une massue. (Jack London)

    Que faire, aujourd’hui, pour donner un coup d’arrêt à la liquidation, par Sarkozy et le Medef, de notre République et de son modèle social hérité du CNR?

    Ce coup d’arrêt ne peut être donné que par une très large mobilisation populaire dans tout le pays et au même moment…
    La capacité de révolte de notre peuple est intacte, comme le montrent, partout en France les foyers de résistance qui se développent sous des formes différentes (collectifs, associations, fondations…).
    Les conflits sociaux se multiplient. Mais ne convergent pas…
    L’alternative politique au capitalisme sauvage se dessine peu à peu. Mais pas assez vite…

    Le mouvement social manque de cohésion et de puissance, faute d’une perspective politique réelle.
    Il est morcelé et les états-majors syndicaux, ont choisi d’engager, entre eux, une course à la représentativité qui les éloigne de leur base et les fragilise.

    La perspective politique, elle, tarde à prendre forme car la réflexion est menée sans l?adhésion des masses populaires.
    Les divisions intestines, le culte de l’individualité et des appareils ont détourné trop de citoyens du terrain politique.
    Convergence des luttes ET irruption citoyenne du peuple dans le champ politique doivent être obtenues. Maintenant?
    Or situation dans laquelle se trouve notre pays nous offre cette possibilité dans les semaines à venir!
    L’initiative d’une Grève Générale Reconductible, le 10 novembre 2008 doit être relayée dans tout le pays pendant les congés d’été.
    La rentrée de septembre sera l’occasion de la décider partout et deux mois de travail permettront encore d’en assurer le succès.

    Sa réussite repose, sur l’engagement, immédiat des forces de chacune et chacun d’entre nous.

    Elle donnera une cohésion au mouvement social en donnant l’impulsion indispensable à la mise en place d’un cadre commun de discussions pour coordonner les luttes, organiser la résistance et reprendre les conquêtes.
    L’intervention populaire pourra aussi imposer un cadre de réflexion unitaire et attractif qui pourra facilement être élargi aux citoyens, pour la création d’une vraie alternative aux politiques actuelles.
    Elle pèsera sur les rassemblements des organisations politiques de fin d’année et aura comme prolongement la nouvelle séquence électorale qui s’ouvre avec les élections de 2009, 2010 et 2012.

    Ce camouflet sera enfin un signal très fort en direction des autres pays de l’Union Européenne que Sarkozy préside jusqu’en décembre…

    Diffusez cet appel par tous les moyens possibles et imaginables :

    Soyons le Conseil National de la Résistance
    Résister, c’est créer. Créer, c’est Résister.

    http://www.conseilnationaldelaresistance.fr  »

    « Le choix est aujourd’hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l’exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes ».

    Tous ensemble et en même temps : la question du 10 novembre est donc posée.
    http://tous-ensemble.dyndns.org:80/

  3. Le Juge Ti writes:

    Brillante analyse !
    Mais Sarkozy moins philosophe que sa femme, est-ce si sûr ? Le passage suivant, extrait d’un entretien entre Michel Onfray et N. Sarkozy qui a fait beaucoup de bruit en son temps, montrera que Carla et Nicolas se sont bien trouvés. Ils ont le stoïcisme médiatique.

    M. Onfray : Avez-vous le souvenir d’un ouvrage de philosophie qui vous a marqué ?
    N. Sarkozy : En 1995, j’ai traversé une période difficile. Aux yeux du monde médiatique, je suis passé du « Mozart de la politique » à qui l’on promettait tous les succès au traître et perfide Iago. C’est à ce moment que j’ai lu, dans la collection orangée Guillaume Budé des Belles Lettres, les lettres de Sénèque à son disciple Lucilius. Je lisais dans le train cette édition où la page de gauche est écrite en latin et celle de droite en français. Mon voisin me regardait lire avec une admiration sans borne. À la fin du voyage, il m’a dit : « Monsieur Sarkozy, je n’ai jamais vu quelqu’un qui lisait le latin dans le texte comme vous ». Je n’ai pas eu le courage de le démentir !
    MO : Comment en êtes-vous arrivé à Sénèque ?
    NS : Par un ami … Ce livre lu au milieu des épreuves m’a touché parce qu’il était à la fois très simple et très profond, tout simplement beau.
    MO : En voilà un qui a vu le pouvoir de près, avec Néron…
    NS : Effectivement, Sénèque était dans l’entourage de Néron et trouvait quelques vertus dans cet abominable type qui couchait avec sa mère et se vautrait dans des orgies sanguinaires.

  4. Nicolas Sarkozy distribue ses étrennes selon le mérite de chacun | Le Grand Barnum writes:

    [...] décidément, quand il s’agit de récompenser, Nicolas Sarkozy sait toujours faire merveille et adapter les cadeaux à la hauteur et à la noblesse de ceux qui les [...]