Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche, ou l’horreur absolue d’une communication dévoyée

Barnum Says So !Il y a quelques jours, une amie qui se reconnaîtra m’a fait parvenir le discours prononcé par N. Sarkozy aux assises de la recherche. Un pdf de sept pages.

Après 5 minutes de lectures, et malgré l’en-tête du pdf, j’ai cru à une manipulation et envoyé un mail à l’amie en question pour qu’elle m’indique la source dont provenait le document: phrases agrammaticales, tournures d’une vulgarité confondante, raisonnements circulaires, interjections, interpellations grossières de l’auditoire, assertions volontaristes dignes de Monsieur Homais… Bref, une telle caricature de discours sarkozyste qu’un esprit tant soit peu critique ne pouvait se résoudre à y croire, quelle que soit son antipathie pour le bonhomme.

Puis, sans attendre la réponse de mon informatrice, je me suis rendu sur le site de l’Elysée. J’ai fouillé un peu, trouvé le compte rendu de la chose (qui date du 22 janvier), téléchargé un pdf.

Ce n’était pas une manipulation. Le document qui m’avait été envoyé était le bon et provenait directement du site officiel.

Que l’on puisse tenir ce genre de propos atterrants devant un parterre de chercheurs en dit déjà long sur le mépris dans lequel Notre Président tient l’Université et le monde de la recherche. Quoique venant d’un populiste, la haine du savoir et de ceux qui le produisent et le diffusent n’ait rien d’étonnant

Mais qu’on puisse ensuite diffuser un torchon pareil, par le biais d’un canal de propagande officiel, voilà qui prouve que l’Elysée n’a rien abandonné de sa communication méprisante, et qu’il se soucie fort peu du citoyen qui vient lire les communiqués qu’il défèque. Style ou contenu, on a là la preuve de la  complète dégradation du pouvoir en place.

Vous pouvez lire le pdf ici, ou aller le chercher sur Elysée.fr à l’adresse:

http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&cat_id=7&press_id=2259&lang=fr

(Par principe, je ne linke pas vers l’Elysée…)

Mais vous n’échapperez pas à un florilège du très horrifique stile de Notre Président et de sa terryphiante argumentassyon.

1. L’immobilisme, tout d’abord, doit être combattu!

J’ai eu l’occasion de le dire lors des assises européennes de l’innovation : face à la crise, nous il serait catastrophique de nous replier sur nous-mêmes, il serait catastrophique d’attendre frileusement que ça passe, cette stratégie là de l’immobilisme, de la frilosité et du repli sur soi, elle nous est interdite ce n’est pas une question d’idéologie, ce n’est pas une question de droite ou de gauche, c’est une question de bon sens.

La phrase de départ n’a aucun sens. L’argumentaire par le bon sens n’en est pas un: relent putride de la posture de droite la plus traditionnelle et la plus stupide. Le bon sens, c’est ce qu’on pense quand on n’a pas réfléchi. Au bon sens, une démocratie saine d’esprit préfère l’intelligence et la capacité d’analyse. Mais nous ne vivons plus dans une démocratie saine d’esprit.

2. Le bon sens a néanmoins cela de pratique qu’il permet d’utiliser des présupposés « évidents » et d’échafauder ainsi toute une théorie sans avoir à avancer le moindre argument. Ainsi, puisque l’on traite de l’Université, on traite nécessairement d’une « structure obsolète », qui correspond bien aux « mentalités françaises qui n’aiment pas le changement »:

La crise nous donne l’occasion d’accélérer la modernisation des structures obsolètes et de changer nos mentalités, parce que dans notre pays ce n’est pas une chose que l’on fait facilement et pourtant il faut le faire.

On admirera au passage la subtilité de la période.

3. Elle permet également d’argumenter longuement en en appelant au « constat que tout un chacun peut faire » et au « moi je suis l’expression de ce que tout le monde pense ». Ainsi, sur l’absence totale de performance que Notre Président impute à la recherche française

Je n’accuse personne, c’est un constat que chacun peut faire, il y a toujours des bonnes raisons de ne pas faire la réforme, mais au total ça fait des mauvaises raisons.

On admirera au passage la finesse de la chute.

4. Alors évidemment, le problème, c’est que la recherche française ne marche pas si mal. Quelques prix Nobel ces dernières années, pour rester dans ce qui parle à tous. Qu’à cela ne tienne: si la recherche française remporte des succès, c’est en fait qu’elle est une recherche misérable:

Mais ces admirables chercheurs et ces points forts – j’ose le dire -ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? Ne servent-ils pas parfois d’alibi aux conservateurs de tous poils, que l’on trouve à droite en nombre certain et à gauche en nombres innombrables. Je dis innombrables à gauche car ils sont plus nombreux.,

Au delà de l’obscénité du paralogisme, on admirera les affligeants « nombres innombrables », la ponctuation erratique et la faute de grammaire digne d’un élève de CM1.

5. Et puis on peut ajouter à cela des mensonges éhontés, faits d’approximations et d’élargissements foireux: un chercheur français publierait moins qu’un chercheur anglais « dans certains secteurs ». Lesquels? En quels nombres? Deux secteurs ou soixante? Certains secteurs…

La recherche serait-elle uniquement une question de moyens et de postes ? Comment donc expliquer qu’avec une dépense de recherche plus élevée que celle de la Grande Bretagne [...] la France soit largement derrière elle pour la part de la production scientifique dans le monde ? Il faudra me l’expliquer ! Plus de chercheurs statutaires, moins de publications et pardon, je ne veux pas être désagréable, à budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs.

On admirera ainsi la manière subtile de faire croire que l’on peut faire une meilleure recherche avec moins d’argent. Normal, les chercheurs sont paresseux (cf. supra), donc pas besoin de leur donner des fonds: il suffit de les mettre au boulot.

6. D’ailleurs, l’énervement de Notre Président monte. Car qui se trouve en face de lui, sinon des crevards chercheurs paresseux, immobilistes, inutiles et non performants? Il leur en balance donc un peu, leur donne des ordres, leur parle à l’impératif:

Évidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venu, il y a de la lumière, c’est chauffé…… On peut continuer, on peut écrire. C’est une réalité et si la réalité est désagréable, ce n’est pas désagréable parce que je le dis, c’est désagréable parce qu’elle est la réalité, c’est quand même cela qu’il faut voir. Arrêtez de considérer comme sacrilège celui qui dit une chose et voir si c’est la réalité.

On pleurera au passage sur le degré de vulgarité insensé atteint par le premier personnage de l’Etat et sur la dégradation psychique qu’il inflige au pays tout entier.

7. Enfin, l’obsession du mouvement atteint son comble, et croise sans difficulté la vulgarité de l’expression et la platitude de la pensée. Notre Président s’étonne que certains veuillent un ralentissement de ces pseudo-réformes. Il faut avancer, bouger, s’agiter, vibrionner! Comment cela? Le monde change (??!!??), donc il faut aller vite:

Parfois j’entends dire « il faut faire une pause dans les réformes ». J’ai envie de dire : déjà fatigué ? Quand même, franchement, deux ans de réformes, cela doit être supportable ! D’autre disent « cela va trop vite ». Mais qu’est ce qui va trop vite ? Le monde qui change ?

On admirera au passage le fait que la Ministre Pécresse détruit le système de rectrutement des enseignants du secondaire en réclamant aux Universités de produire en 2 mois des programmes de formation refaits à neuf, ce qui est évidemment une tâche impossible, sauf à bâcler l’affaire. Mais la question de la qualité n’apparaît jamais dans ces subtils propos. Seule compte la vitesse. Que 99% des universitaires français refusent cette annihilation programmée du secondaire ne peut être l’effet de leur expérience ou de leur volonté de voir le pays doté de professeurs de qualité. Ce ne peut être qu’une « réaction corporatiste ». Qui pourrait le nier? Il faudrait m’expliquer comment ça pourrait être autrement, parce que moi, j’ai envie de dire, c’est évident!…

8. Qu’importe le détail de tout façon! Rien n’a d’importance, puisque Notre Président est confiant:

Il y aura donc la poursuite du mouvement de réforme de la recherche en France.

Pour mémoire, l’intersyndicale universitaire réunie le 21 janvier, soit la veille de cette éructation pitoyable, a lancé un appel à la grève générale de toutes les Universités à partir du 2 février.

Mais ce sont des crevards, comme chacun sait…

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21 Responses to “Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche, ou l’horreur absolue d’une communication dévoyée”

  1. Apollodore writes:

    Excellent article, hélas, sur un affligeant président…

  2. garçon writes:

    Merci beaucoup pour ton analyse que je partage a 100 %.
    Je ne suis pas une plume, j’ai un orthographe et une grammaire mediocre, mais la lecture du PDF fut ahurissante et tres fatiguante pour l’esprit.

    En fait, je ne comprends pas la methode du personnage qui se plait surtout dans sa vision autoritaire et meprisante des corps de metiers qu’il villipende : militaires, juges, enseignants, chercheurs tout y passe. Sa frustration freudienne est palpable, il humilie par reflexe pavlovien.

    Je retiens tout de meme ce passage fantastique :
    « aux conservateurs de tous poils, que l’on trouve à droite en nombre certain et à gauche en nombres innombrables. Je dis innombrables à gauche car ils sont plus nombreux., »

    Ce gars est un cretin

  3. filaplomb (éditeur de bonnes nouvelles !) writes:

    Il n’est pas l’heure pour moi de lire la prose élyséenne mais je télécharge pour le découvrir à tête reposée. J’imagine qu’il faut bien ça vu la description que vous en faites !!!
    :-) )

  4. b.mode writes:

    Chaque jour plus pitoyable. Où s’arrêtera-t-il ? Son passage sur la réalité atteint des sommets dans le pathétique…

  5. Le Juge Ti writes:

    Ce qui différencie Sarkozy de ses prédécesseurs, c’est qu’il a l’habitude d’insulter ses auditeurs et qu’il n’hésite pas à les désigner comme cible à l’opinion publique. Mais il aurait tort de se gêner : ses propos sont relayés sans le moindre recul par une bonne partie des médias. J’ai pu entendre par exemple quelques uns des extraits ici analysés sur deux grandes chaînes de radio, sans que l’on prenne la peine de demander à un chercheur de réagir ; cela venait à titre d’ « information », pour illustrer l’agenda de notre Président en somme.
    La lecture du PDF avec la bannière à chaque page donne déjà envie de vomir ; mais songeons qu’on peut pousser le vice jusqu’à s’offrir l’image et le son sur le site de l’Elysée, et là, c’est pire : on a les gestes et les grimaces. Après quelques seconde, je suis prudemment revenu à la version écrite.
    On pourrait citer plusieurs phrases, mais je retiens le martial : « C’est une condition si qua non », proféré au sujet de la poursuite des réformes. Avec un peu de bonne volonté, on y verrait presque un lapsus révélateur.

  6. Isabelle Kuhn writes:

    C’est désolant, répugnant, difficile à lire et pourtant il faut le lire pour l’expliquer aux autres…Contre le mépris de des fachos pour l’intelligence, il faut résister et expliquer et être solidaires

  7. Dan writes:

    Ce discours démontre la grande médiocrité de la réflexion du président, lui qui prétend relever le niveau de la recherche, de l’intelligence et de l’innovation avec un propos qui plonge au plus bas (sur le fond et la forme). De plus, il reprend ses idées vieilles de plus de 2 ans (qui fait de l’immobilisme en fin de compte ?) sans prendre en compte les propos de prix Nobel ou autres chercheurs de haut niveau (après tout, ne sont-ils pas issus de cette organisation désastreuse qu’il dénonce à grand renfort de mensonges et de contre-vérités ?).
    C’est à vomir tellement ça me rappelle Bush et sa croisade irakienne basée sur le mensonge.

  8. Impli_sith writes:

    Mais – heu …

    Arretez de tapper sur le Président de 53 % des français !! C’est un génie !! …
    Oui, qu’on m’explique comment il fait pour grimper dans les sondages …

    Ah ! Si ! J’ai l’explication, fournie par notre Préz’ : quand on se note soi-meme ….

    Désolé que cela ne soit pas plus constructif, mais … choc. Je suis dans la recherche ….

    Ps : c’est mieux avec les images et le son … il fait de zolies grimaces XD.
    Yop à tous et toutes.

  9. LGB writes:

    Merci à tous pour vos commentaires.

    Il faut insister, comme le suggère Dan, sur ce qui rend parfaitement ahurissant le discours de Notre Président: le mensonge. Ehonté, décliné sous toutes ses formes, assumé, diffusé, utilisé comme arme politique.

    Ce qui peut rassurer, c’est que dans une démocratie normale, l’usage du mensonge aboutit toujours à un retour de manivelle. Reste ensuite à savoir si nous sommes une démocratie normale…

    Bon courage à filaplomb qui s’apprête à ingurgiter ce discours (si ce n’est pas déjà fait…).

  10. bobillier writes:

    le pire ne serait’il pas que ce ne soit pas des mensonges mais qu’il « pense » ce qu’il dit?

    elle est un peu vieille mais ça fait toujours plaisir « il est temps de mettre un frein à l’immobilisme! »

  11. Aka 75 writes:

    Les français sont des clampins !!!!!!

    dixit Frederic Lefebvre :

    http://www.liberation.fr/politiques/0601595-hamon-lefebvre-le-prefet-mute-un-caprice-d-etat

  12. Jean-no writes:

    Ce discours a été « parlé » et il est retranscrit de manière extrêmement peu adaptée. Pour un avocat, Sarkozy s’exprime terriblement mal. Pour un politique, je suppose que ça va, au contraire, car il cherche à toucher son auditoire ailleurs qu’à un niveau cérébral… Le fait est que ça marche, il est président. C’est bien sûr très inquiétant pour l’avenir de la démocratie, mais au fond ce n’est que l’aboutissement d’un processus, le symptôme d’une société médiatique où tout est basé sur l’affectif et où les techniques de manipulation les plus pouacres (mantras, mots minés, envoi simultané de messages contradictoires) ne sont plus analysés ou compris par ceux qui sont censés les commenter – quel journaliste d’un média populaire ose parler du style littéraire de Sarkozy ?

  13. LGB writes:

    @ bobilier : pire, je ne sais pas, mais peut-être plus inquiétant sans doute. Cela signifierait alors qu’il ne tient pas ces propos par pur opportunisme. L’opportunisme, on peut agir dessus. La conviction viscérale, surtout quand elle est dévoyée, est beaucoup plus dangereuse…

    @Jean-no: quel journaliste en parle? Aucun. quels journalistes en ont la capacité et la compétence? Pas nombreux…

  14. Le Juge Ti writes:

    Et puis, opportunisme ou conviction viscérale, ces propos mensongers lui permettent de simplifier à outrance une réalité souvent plus complexe et nuancée.

  15. antithese writes:

    Je suis tout a fait d’accord avec votre analyse. Je trouve completement affligeant son style, la forme et je ne parle pas du fond. On atteint un niveau de pilier de comptoir, ca fait vraiment peur, meme plus rire…Bon OK, avant de commencer j’ai quelque chose a confesser: je suis un chercheur moi aussi…
    Serieusement, quand vous parlez de qualite, je souhaiterais apporter un argument supplementaire. comme vous l’avez signale plus haut je crois, il ne decrit pas quels secteurs publient moins que d’autres, c’est tout a fait exact. Maintenant, il ne parle pas non plus du facteur d’impact des revues dans lesquelles les cancres que nous sommes publieraient (si toutefois ils publient a l’entendre). En effet le facteur d’impact (IF pour l anglais imapct factor) indique tres exactement combien de fois une revue est citee par ans par rapport au nombre total de publications. Donc plus l’IF est eleve, plus le journal est cite. Par exemple le celebre Nature est autour de 30. Pour indications, autour d’un IF de 3, on commence a etre content. 5, c’est bien, 6-8 c est tres bien, 8 a 10 c est excellent et au dela cela n’arrive pas souvent. Donc publier 10 articles dans des journaux d’IF=1 n’equivaut pas du tout a publier un seul article dans un journal d’IF=10. L’unique article a 10 vaut bien plus car il signifie excellence. PAr contre, cela ne prend pas lememetemps de travail. Par exemple, pour publier un article dans un journal d’IF 10 cela m’a pris pres de deux ans (entre faire les experiences, ecrire l’article, l’envoyer, attendre les commentaires des peers, faire les revisions soit le texte+de nouvelles experiences longues et difficiles, recevoir les nouveaux commentaires et ainsi de suite pour 2 a 3 rounds). Au contraire, j’ai recemment publie un article dans un journal d’IF=2.Cela m’a pris 8 mois tout compris: 6 mois experiences+ecriture, un mois pou attendre les commentaires des peers, un mois pour faire les revisions demandees, le renvoyer au journal et etre accepte.

    Quand on compare la liste de publications de differents chercheurs (meme si le nombre ne reflete evidemment pas la qualite du chercheur), la qualite compte donc enormement et on ne peut pas se contenter d’assener des chiffres sans prendre cela en compte. C’est le fameux « comparer des pommes et des oranges »….

  16. Nicolas Sarkozy dans le texte : Mensonge, mépris et stigmatisation « Le Sarkopithèque writes:

    [...] grossières de l’auditoire, assertions volontaristes” : dans un article intitulé Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche, ou l’horreur absolue d’une communication dévoyée, Le Grand Barnum revient sur cet improbable texte : “Que l’on puisse tenir ce genre de [...]

  17. Christophe Barbier provoque les chercheurs « Arret sur les mots writes:

    [...] un débat compliqué que la provocation de Nicolas Sarkozy à au moins le mérite d’avoir soulevé. Un débat que Christophe Barbier ne peut pas résumer en [...]

  18. Balou writes:

    Pour ce qui est du style, j’aimerais bien savoir si les PDF de l’Elysée sont créés à partir d’une transcription du discours audio, ce qui expliquerait le style « parlé », ou à partir du discours écrit en amont de la conférence…
    Si c’est le discours original qu’il avait en main lors de la lecture, alors là ça en dit long sur sa tendance manipulatrice : il irait donc jusqu’à pré-écrire ses tics de langages et ses fautes de tournure ?? C’est sacrément vicieux.

  19. marie ange writes:

    La vulgarité, le mépris, la suffisance et l’opportunisme affichés par cet homme devraient, logiquement, lui retomber sur la gueule !!
    Il brandit le bâton qui va le battre

  20. LGB writes:

    La préécriture de la vulgarité? Pourquoi pas. Mais on pourrait également se dire qu’on lui écrit ses discours ainsi pour qu’il puisse les lire sans être trop perdu. On s’adapte à l’incompétence en somme…

  21. Crapaud froid writes:

    « Ce qui peut rassurer, c’est que dans une démocratie normale, l’usage du mensonge aboutit toujours à un retour de manivelle. » Je suis d’accord, mais ce « retour de manivelle » n’a rien de rassurant si j’en juge à l’exemple du bourbier irakien où les Américains se sont fourvoyés pour avoir gober le mensonge sur les ADM.